Selon l’Unicef, l’allaitement exclusif pourrait sauver la vie de 820 000 enfants chaque année dans le monde. Or en Côte d’Ivoire, à peine un enfant sur quatre est nourri uniquement au lait maternel. Les mères introduisent tôt de l’eau, des tisanes ou des substituts de lait maternel (comme le lait artificiel), servis dans des biberons ou des récipients mal stérilisés.
Ces mauvaises pratiques sont vectrices de maladies, comme les diarrhées ou les infections respiratoires, et accentuent le risque de décès des nourrissons, jusqu’à trois fois plus élevé que parmi les bébés nourris exclusivement au sein.
Selon l’Unicef et l’ONG Alive and Thrive, spécialisée dans la nutrition infantile, la promotion des substituts de lait maternel démotive les mères qui souhaiteraient allaiter.
Pourtant, faire la publicité de ces produits est interdit par un décret adopté en 2013, qui reprend les grands principes du Code international de commercialisation des substituts de lait maternel, adopté en 1981 par l’Assemblée mondiale de la santé. Selon l’ONG Alive and Thrive, en violant ces règles, l’industrie agroalimentaire mène un marketing abusif.
Lemonde

