L’Autorité de Régulation de la Publicité, a organisé, lundi, un colloque sur la loi régissant la publication ainsi que les missions de l’ARP. Selon ses organisateurs, l’objectif de cette rencontre est de présenter les activités réalisées et se projeter sur l’avenir, notamment en termes de contrôle et de promotion du secteur. Dans un mot prononcé pour la circonstance, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, M. Lemrabott Ould Bennahi, a réitéré l’engagement de son département, à promouvoir le secteur de la publicité en particulier et celui des médias de façon générale.
Car selon lui, la réglementation de la publicité concourt au développement de l’économie des médias et au renforcement de leur liberté, l’un des objectifs majeurs du programme du Président de la République.
La publicité, qui est un outil au service des médias et du développement, doit affirme –t-il, se conformer à la loi, et respecter les règlements et normes la régissant.
De son côté, la présidente de l’ARP, Mme Assiya Abderrahmane, a indiqué que la rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan quinquennal de l’Autorité qui vise ainsi à se rapprocher davantage des différents acteurs afin d’organiser et promouvoir le secteur.
Mme Assiya Abderrahmane a fait le bilan des réalisations de sa structure au cours de l’année écoulée. Elle a ainsi présenté une cartographie du paysage publicitaire à Nouakchott, réalisée par ses services. Ce travail concerne non seulement les espaces publicitaires classiques, mais aussi ceux créés dans les médias publics et privés.
Ainsi, 142 espaces publicitaires sont disponibles dans la capitale. Mais l’étude a montré qu’il y a possibilité d’ériger plus de 170 autres. On note également la répartition inégale de ces espaces entre les différentes moughataas de Nouakchott. L’ARP travaille justement à réduire le gap.
Par ailleurs, il s’est avéré que les sociétés de téléphonie mobile et les banques sont les principaux annonceurs, dans les médias. A la télévision, c’est la TVM qui se taille la part du lion, tandis qu’au niveau de la presse papier, l’hebdomadaire Le calame rafle la mise avec 31% des parts.
Pour finir, elle a invité les participants à collaborer pleinement, afin de rehausser le niveau du secteur, compléter le cadre juridique et contribuer pleinement à l’activité économique du pays.
Au cours de cette journée, l’assistance composée de patrons de presse, entrepreneurs et différentes administrations, suivra deux exposés suivis de débats. Le premier est relatif aux contours de la loi régissant l’ARP tandis que le second a trait au travail de réglementation, de contrôle et de promotion du secteur.
AMI

