Les deux équipes comptent le même nombre de points (12), loin devant le Zenit Saint-Pétersbourg (4 pts) et Malmö (1 pt), mais en effaçant leur revers (1-0) du match aller, les Blues ont l’avantage à la différence de but particulière. S’ils ne font pas un moins bon résultat en Russie que la Juve à domicile face aux Suédois, les Londoniens auront l’avantage du terrain au retour en huitième.
Et sur le match de mardi soir, cela semblerait tout à fait logique, tant ils ont étouffé la Vieille Dame dans l’intensité : dans les passes bien appuyées, dans les appels tranchants, dans l’impact physique…
Il suffisait de voir comment Thiago Silva s’est jeté pour dégager juste devant la ligne un petit lob d’Alvaro Morata qui avait devancé Edouard Mendy (29e), avant d’aller percuter les panneaux publicitaires derrière le but, pour avoir une idée de la détermination mise à tous les étages.
En dépit de l’absence de Kaï Havertz, ménagé, et de la présence sur le banc, au coup d’envoi, de Romelu Lukaku, Timo Werner ou, de façon plus surprenante, de Mason Mount, Chelsea a assumé avec brio son statut de tenant du titre de la compétition.
Il s’en est remis à ses jeunes pousses, Trevoh Chalobah ouvrant le score sur un corner (1-0, 25e), avant que Reece James ne double la marque d’une frappe croisée (2-0, 55e) et que Callum Hudson-Odoi n’enfonce le clou après un très bon travail de Ruben Loftus-Cheek qui avait pris la place de Kanté (3-0, 58e).
Ces quatre joueurs ont rejoint les Blues quand ils avaient entre six et huit ans et ont permis à Chelsea d’avoir, pour la première fois de son histoire, trois buteurs anglais lors d’un match de Ligue des Champions.
En toute fin de match, l’Allemand Timo Werner, entré en jeu, a donné une petite touche internationale au score sur une passe du Marocain Hakim Zyiech (4-0, 90e+5).
Seules ombres au tableau : les sorties sur blessures de N’Golo Kanté et Ben Chilwell. Thomas Tuchel a expliqué après la rencontre à BT Sports que l’arrière gauche « a ressenti une forte douleur, comme N’Golo, malheureusement, comme s’il s’était tordu le genou ».
La possibilité de faire cinq changements en Ligue des Champions a sans doute incité les Blues à se montrer prudent, puisque Kanté ne boitait pas à sa sortie, alors que les rendez-vous importants se succèdent avec la réception de Manchester United, dimanche, en championnat.
Mais avec son mélange de générations et d’origines, Chelsea, qui domine aussi le championnat anglais, a de quoi nourrir de belles ambitions en coupe d’Europe.
Le Barça reste 2e du groupe C avec 2 points d’avance sur les Lisboètes, et ira donc jouer sa qualification pour les huitièmes le 8 décembre lors de la dernière journée du groupe E à Munich contre le Bayern Munich qui l’avait corrigé 3-0 à l’aller. Mais il reste au moins maître de sa destinée.
Malgré l’ampleur du défi, les Catalans n’ont pas été refroidis par les trombes d’eau qui se sont déversées sur la pelouse d’un Camp Nou à moitié vide: les hommes de Xavi ont débuté la partie à fond, et ont multiplié les situations chaudes devant les cages du gardien grec du Benfica, Odysseas Vlachodimos, impérial mardi soir.
Domination stérile
La désillusion a été immense quand, à la 85e minute, Ronald Araujo s’est vu annuler son but pour une position de hors-jeu, alors que le Barça poussait pour tenter de marquer un but libérateur qui n’est jamais venu.
Mais la déception aurait pu être encore plus immense si Seferovic avait cadré sa frappe immanquable, seul face à Marc-André ter Stegen dans un temps additionnel rythmé par des occasions à foison.
Les Catalans ont malgré tout largement dominé la partie. Auparavant, ils ne se sont fait vraiment peur qu’une seule fois, sur une double grosse alerte, autour de la demi-heure de jeu.
Marc-André ter Stegen a alors sauvé les siens d’une énorme parade du genou sur une reprise de la tête de Roman Yaremchuk (34e), et sur le corner suivant, Nicolas Otamendi a cru avoir ouvert la marque… avant que l’arbitre n’invalide son but car le ballon était sorti des limites du terrain durant sa course dans les airs, sur le corner.
Hormis cette frayeur, les Catalans ont multiplié les grosses occasions, sans réussir à marquer.
Xavi peut toutefois dire merci à ses jeunes talents, qui ont porté l’équipe tout au long du match.
Nico, Gavi, Demir brillants
Aux côtés d’un Sergio Busquets toujours irréprochable dans son rôle de capitaine distributeur de jeu, Nico (19 ans) a débuté très fort, gagnant presque tous ses duels et se projetant bien vers l’avant.
Le Camp Nou a ensuite scandé le nom de Gavi (17 ans), après un double grand-pont du jeune international espagnol qui a permis d’effacer deux défenseurs (30e).
Yusuf Demir (18 ans) a à son tour harangué le public, après que sa superbe frappe enroulée du gauche s’est écrasée sur la barre transversale (42e).
Ce fut la plus belle occasion de la première période pour le Barça, avec une frappe de Jordi Alba à la 28e détournée par miracle par Vlachodimos… avant le gros raté du jeune international autrichien à la 52e, et la tête de Frenkie de Jong, sur un centre du revenant Ousmane Dembélé, stoppée par le portier belge à la 67e.
Si avec toutes ces pépites, l’avenir à long terme semble radieux pour le Barça, à court terme, la situation se tend déjà pour Xavi, trois semaines seulement après sa nomination. Le Barça risque en effet de ne pas voir les 8es de finales de la Ligue des champions, une première depuis la saison 2003-2004.
AFP et France24

